jeudi 31 décembre 2015

vidéo: Yannis Youlountas, Je lutte donc je suis

Résumé du film :
« De Grèce et d’Espagne, un vent du sud souffle sur l’Europe contre la résignation. Dans les villes et les campagnes, dans les îles et les montagnes, au cœur des luttes et des alternatives en actes, des femmes, des hommes, mais aussi des enfants refusent de baisser les bras. Une même devise résume leur courage de résister, leur joie de créer et leur persévérance à toute épreuve : "JE LUTTE DONC JE SUIS" (prononcer "AGONIZOMAI ARA IPARKO" en grec et "LUCHO LUEGO EXISTO" en espagnol). Quelques mots pour vivre debout, parce que rester assis, c’est se mettre à genoux. Une brise marine, souriante et solidaire, de Barcelone à Athènes et d’Andalousie en Crète, qui repousse les nuages du pessimisme. Un voyage palpitant en musique, d’un bout à l’autre de la Méditerranée, en terres de luttes et d’utopie. »  
Mini fiche technique :
Film à but non lucratif en creative commons 3.
Coordination diffusion distribution : Maud et ANEPOS (anepos3537)
Réalisation : Yannis Youlountas. Scénario : Maud et Yannis Youlountas
Montage : Yannis Youlountas, avec le concours de Anne Merlieux et Maud Youlountas.
Mixage son et étalonnage : Berceau d’un autre monde. Photos : Maud Youlountas.
Musiques : Manu Chao, Angélique Ionatos, Léo Ferré, Alessandro Di Giuseppe, Killah P... (liste complète sur l’affiche)

mardi 8 décembre 2015

écoutez: Alain Deneault, La médiocratie


écoutez: Alain Deneault, La médiocratie
Place des pensées par Brigitte Faivre-Duboz, 16.11.2015
Alain Deneault
La médiocratie
Lux
Lettres Libres
2015

Présentation de l'éditeur
« Rangez ces ouvrages compliqués, les livres comptables feront l’affaire. Ne soyez ni fier, ni spirituel, ni même à l’aise, vous risqueriez de paraître arrogant. Atténuez vos passions, elles font peur. Surtout, aucune “bonne idée”, la déchiqueteuse en est pleine. Ce regard perçant qui inquiète, dilatez-le, et décontractez vos lèvres – il faut penser mou et le montrer, parler de son moi en le réduisant à peu de chose : on doit pouvoir vous caser. Les temps ont changé. Il n’y a eu aucune prise de la Bastille, rien de comparable à l’incendie du Reichstag, et l’Aurore n’a encore tiré aucun coup de feu. Pourtant, l’assaut a bel et bien été lancé et couronné de succès : les médiocres ont pris le pouvoir. » 
Alain Deneault, docteur en philosophie de l’Université Paris-VIII, est notamment l’auteur de Noir Canada (Écosociété 2008), Offshore (Écosociété / La Fabrique 2010), Paradis sous terre (Écosociété / Rue de l’Échiquier 2012), « Gouvernance » (Lux 2013) et Paradis fiscaux. La filière canadienne (Écosociété 2014). Il est aussi chroniqueur à la revue Liberté.

samedi 21 novembre 2015

écouter: Evgeny Morozov, Le mirage numérique. Pour une politique du Big Data


écouter: Evgeny Morozov, Le mirage numérique. Pour une politique du Big Data
La Grande table (2ème partie) par Caroline Broué, 20.11.2015

Evgeny Morozov
Le mirage numérique
Pour une politique du Big Data
Les Prairies Ordinaires
2015


Présentation de l'éditeur
Avec l'Internet des objets et les big data, qui reposent sur la collecte et le partage de données en temps réel, une poignée d'entreprises californiennes promet de nous offrir abondance, prospérité, émancipation. Mais à quel prix ? L'affaire Snowden, qui a révélé le système de surveillance planétaire mis en place par le gouvernement américain avec la complicité de la Silicon Valley, ne fut en réalité qu'un symptôme.
Dans ce livre incisif, Evgeny Morozov nous invite à résister à ce qu'il appelle le "solutionnisme", croyance largement partagée, des hackers aux makers, en passant bien sûr par les couloirs de la Maison blanche : la tendance à voir dans la technologie numérique une panacée universelle, qui résoudra tous nos problèmes, des plus banals (trouver un restaurant) aux plus complexes (éradiquer la pauvreté et les inégalités).
Les services de renseignement furent pionniers dans ce domaine : se désintéressant des racines historiques et politiques du terrorisme, ils le traitèrent comme un simple problème d'identification de suspects et de récolte d'informations en continu. Surtout, du renseignement à la vie quotidienne - et retour ! -, un nouveau système de gouvernance s'installe : la "régulation algorithmique", qui menace, plus que notre vie privée, nos libertés mêmes.
A-t-on encore besoin de lois quand on dispose de capteurs numériques qui analysent notre comportement ? Et, tandis que l'"informationnalisation" de la société rend l'individu totalement transparent, l'Etat et les multinationales sont quant à eux libres de poursuivre tranquillement leurs desseins, dans la plus grande opacité. Contrairement à ce que certains prédisaient, les nouvelles technologies n'ont altéré ni les rapports de pouvoir ni la concentration au sein du système capitaliste : elles pourraient même, à brève échéance, les renforcer.
La technologie est donc devenue une affaire beaucoup trop grave pour être laissée aux informaticiens, aux entrepreneurs et aux gouvernants.  
Evgeny Morozov est un chercheur indépendant, spécialiste des nouvelles technologies. Il écrit régulièrement dans le Guardian, The Nation ou The New Republic. En France, ses textes sont parus dans Slate, Le Monde, Le Monde diplomatique. L'un de ses ouvrages a été traduit : Pour tout résoudre, cliquez ici (FYP, 2014). 


samedi 7 novembre 2015

Héloïse Nez, Podemos de l’indignation aux élections

Héloïse Nez
Podemos de l’indignation aux élections
Les Petits matins
2015

Présentation de l'éditeur
« C’était quand, la dernière fois que vous avez voté avec espoir ? » Avec ce slogan, Podemos a créé la surprise aux élections européennes de mai 2014, en remportant cinq sièges de députés européens et près de 8 % des suffrages. Un an plus tard, le parti s’implique dans les « candidatures d’unité populaire » qui gagnent les villes de Madrid et de Barcelone.
Comment expliquer un tel succès ? Ce livre revient sur les origines de Podemos, créé par des universitaires et des militants d’extrême gauche en janvier 2014, et interroge ses relations avec le mouvement des Indignés. Il analyse les raisons de son ascension rapide, en particulier sa volonté de renouveler le débat politique et de mettre en avant la figure d’un leader, mais aussi ses limites.
En quoi l’expérience espagnole peut-elle inspirer la gauche française ? Podemos peut-il être à l’origine d’un autre gouvernement anti-austérité, après les tentatives de Syriza en Grèce, et contribuer à une nouvelle orientation politique de l’Union européenne ?
Héloïse Nez est sociologue, maître de conférences à l’université de Tours et membre du laboratoire Citeres. Spécialiste de la démocratie participative et des mouvements sociaux, elle mène des recherches depuis plus de quatre ans sur les Indignés et Podemos en Espagne.

lundi 2 novembre 2015

écouter: Nicolas Roussellier, La force de gouverner. Le pouvoir exécutif en France, XIXe-XXIe siècles


écouter: Nicolas Roussellier, La force de gouverner. Le pouvoir exécutif en France, XIXe-XXIe siècles
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 31.10.2015

Nicolas Roussellier
La force de gouverner
Le pouvoir exécutif en France, XIXe-XXIe siècles
Gallimard
NRF Essais
2015

Présentation de l'éditeur
Au commencement, les régimes politiques modernes visèrent à affaiblir les pouvoirs du gouvernement. En France, les républicains n'eurent de cesse de réduire la puissance du pouvoir exécutif, afin de conjurer l’arbitraire de la monarchie et de l’empire. Aujourd’hui, notre démocratie présidentielle est concentrée autour d’un chef suprême, tenu non plus pour un obstacle à l’expression du peuple mais pour son principal vecteur. Que s’est-il passé?
Des années 1870 aux années 1930, les assemblées ont contrôlé l’essentiel de la confection des lois et ont dominé l’action du gouvernement, dans une continuité stable, grâce notamment à la permanence des commissions, alors que se succédaient les cabinets. On doit à cette République du Parlement, donc du débat et du compromis, le substrat qui nous régit encore : laïcité, libertés publiques (presse, réunion, syndicats, associations), système moderne de l’enseignement public, protection sociale.
La conduite de la guerre devenue mondiale et le combat contre la crise économique majeure de 1929 instillent à droite comme à gauche l’idée d’un Exécutif fort, clé de voûte constitutionnelle. Depuis la Cinquième République, l’Exécutif décide des lois et de leur instabilité car il en change selon sa couleur politique, et limite la discussion parlementaire qui n’inspire plus l'esprit du régime.
D’où le paradoxe qu’analyse Nicolas Roussellier dans ce grand livre : les juristes se gargarisent d’une «tradition républicaine», véritable vue de l’esprit puisque la logique du régime actuel est l’exact opposé de l’ancien esprit républicain. Historiquement parlant, il n’y a pas eu une République mais deux. Et contrairement à d’autres pays, la France n’a pas su mener à bien la modernisation du pouvoir gouvernemental tout en préservant une tradition parlementaire : elle est passée d’un déséquilibre institutionnel à un autre. Chaque jour, on le constate, elle en paie politiquement le prix fort.  
Historien de la France politique contemporaine, Nicolas Roussellier enseigne à l'Institut des sciences politiques de Paris. 

samedi 10 octobre 2015

écoutez: Stéphane Horel, Intoxication. Perturbateurs endocriniens, lobbyistes et eurocrates: une bataille d’influence contre la santé


écoutez: Stéphane Horel, Intoxication. Perturbateurs endocriniens, lobbyistes et eurocrates: une bataille d’influence contre la santé
Secrets d'info par Matthieu Aron, 09.10.2015
Stéphane Horel 
Intoxication 
Perturbateurs endocriniens, lobbyistes et eurocrates : 
une bataille d’influence contre la santé 
La Découverte
2015

Présentation de l'éditeur
C’est l’histoire d’une lutte d’influence qui a un impact sur votre vie, votre petit déjeuner, les testicules de votre fils, le cerveau de votre nièce. En 2009, l’Europe a lancé un compte à rebours : elle a décidé de réglementer les perturbateurs endocriniens et même d’en interdire certains. Omniprésents, ces produits chimiques se nichent dans les pesticides ou les peintures, les tongs ou le shampoing, les lasagnes et votre organisme. Suspectés de participer à l’augmentation des maladies « modernes » comme l’infertilité, les cancers du sein et de la prostate, le diabète ou l’obésité, ils font partie des plus grands défis de santé publique aujourd’hui. Mais les enjeux économiques sont colossaux et les industriels toujours aux aguets. À Bruxelles, leurs puissants lobbies s’activent dans les coulisses des institutions européennes pour influencer cette décision qui menace leurs affaires.
Après trois ans d’enquête et le dépouillement de milliers de pages de documents confidentiels, Stéphane Horel lève le voile dans ce livre sur ces stratégies employées par les lobbies de la chimie, des pesticides et du plastique et leurs alliés pour court-circuiter la réglementation. Ces documents permettent une incroyable plongée dans l’intimité de la correspondance entre lobbyistes et fonctionnaires de la Commission européenne. En direct de la « bulle bruxelloise » où la complaisance à l’égard de l’industrie semble la norme, cette enquête en forme de thriller raconte aussi le combat de ceux qui résistent à l’influence pour défendre une certaine idée de l’intérêt général et de la démocratie.  
Stéphane Horel est journaliste indépendante et documentariste. Elle explore l’impact du lobbying et des conflits d’intérêts sur les décisions politiques. Auteure des Médicamenteurs (Éditions du Moment, 2010), elle a réalisé deux films sur les perturbateurs endocriniens : La Grande Invasion (2011) et Endoc(t)rinement (2014).

samedi 3 octobre 2015

vidéo: Monique Pinçon-Charlot, présente Tentative d'évasion (fiscale)

TV5 MONDE - Le 64', 25 septembre 2015 présenté par Mohammed Kaci avec Monique Pinçon-Charlot, Tentative d'évasion (fiscale), paru aux Éditions Zones

Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot
Tentative d'évasion (fiscale) 
Zones
2015

Présentation de l'éditeur
Comment planquer son magot ? Inspirés par les récents exemples de Jérôme Cahuzac et de Liliane Bettencourt, deux sociologies décident à leur tour d’extrader leur maigre fortune. Un jeu de rôle commence, qui va les mener au cœur du système de l’évasion fiscale.
Cette tentative d’évasion les conduit d’abord en Suisse, où ils se livrent à une observation in vivo du petit monde doré des exilés fiscaux. De banques en trusts, ils expliquent au passage comment les milliards fugitifs s’abritent derrière un maquis touffu de montages financiers.
Mais si la grande évasion fiscale finit sa course sous les palmiers ou au pied de grands sommets enneigés, elle s’organise en réalité beaucoup plus près de chez nous. Où l’on découvre, de retour en France, les petits arrangements entre amis qui se trament sous la houlette de Bercy…
Au-delà des scandales qui font la une, voilà une enquête vivante et accessible permettant de comprendre les rouages de l’évasion fiscale et ses enjeux politiques. Une investigation éclairante dont l’objectif est de battre en brèche le pouvoir symbolique lié à l’opacité de la spéculation financière, à la cupidité et au cynisme des plus riches mobilisés pour accumuler toujours plus d’argent.
Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, sociologues, anciens directeurs de recherche au CNRS, ont notamment publié Sociologie de la bourgeoisie (La Découverte, « Repères », 2000), Les Ghettos du Gotha. Comment la bourgeoisie défend ses espaces (Seuil, 2007), Le Président des riches. Enquête sur l'oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy (Zones, 2010) et La Violence des riches. Chronique d'une immense casse sociale (Zones, 2013).
 

mardi 28 juillet 2015

vidéo: André Orléan présente l'ouvrage A quoi servent les économistes s'ils disent tous la même chose? Manifeste pour une économie pluraliste


par Mediapart


A quoi servent les économistes s'ils disent tous la même chose? 
Manifeste pour une économie pluraliste
Sous la direction d’André Orléan (pour L’AFEP)
Les Liens qui Libèrent
2015

Présentation de l'éditeur
Ce manifeste a été conçu et rédigé dans le cadre de l’Association Française d’Économie Politique (AFEP) par : Philippe Batifoulier, Bernard Chavance, Olivier Favereau, Sophie Jallais, Agnès Labrousse, Thomas Lamarche, André Orléan (coordinateur) et Bruno Tinel.
Alors que, sous la pression des économistes libéraux, la ministre de l’enseignement vient de geler – pour ne pas dire « enterrer » – la création d’une section qui regrouperait les économistes hétérodoxes au sein du CNU (Conseil National des Universités), ces derniers s’insurgent contre la mort annoncée du pluralisme en économie. Après le lancement de la pétition « Pour le pluralisme, maintenant ! » et parce que de l’enseignement de l’économie dépend une partie de l’avenir de notre société, L’AFEP (Association Française d’Économie Politique) prend position contre la pensée unique et pour le maintien d’une économie critique…

Ce livre est avant tout un cri d’alarme. Depuis plusieurs années, on assiste à une uniformisation dramatique de la pensée économique. Cette affaire n’est pas anecdotique parce qu’elle affecte la vie quotidienne de tous les citoyens. Elle a pour enjeu le choix des politiques qui ne peuvent se réduire aux seules conceptions néolibérales. Ce manifeste raconte comment une orthodoxie a fini par étouffer la diversité des conceptions. Il a pour point de départ une lettre dans laquelle l’économiste Jean Tirole jette tout le poids de son récent prix Nobel pour bloquer une réforme visant à restaurer le pluralisme des doctrines économiques à l’université. Dès réception, sa destinataire, Geneviève Fioraso, à l’époque secrétaire d’état à l’enseignement supérieur, retire son décret.
Voilà donc un économiste libéral qui demande à l’État d’intervenir pour l’aider à maintenir sa position de monopole dans l’ordre universitaire et une ministre de gauche qui obtempère. Pourtant il fut un temps où la gauche n’avait pas peur des pensées économiques alternatives et des débats d’idées.
Ce livre appelle à une restauration du pluralisme, condition sine qua non pour que vive en France une démocratie informée et efficace.

samedi 6 juin 2015

écouter: Céline Braconnier, Les inaudibles. Sociologie politique des précaires


écouter:

Céline Braconnier, Les inaudibles. Sociologie politique des précaires
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 07.06.2015

Céline Braconnier, Les inaudibles. Sociologie politique des précaires (avec Nonna Mayer)
La Grande table (2ème partie) par Caroline Broué, 30.03.2015



Sous la direction de
Céline Braconnier et Nonna Mayer
Les inaudibles 
Sociologie politique des précaires 
Presses de Sciences Po
2015

Présentation de l'éditeur
Ce livre va au-devant d'une population oubliée et hétérogène, celle des « précaires » : travailleurs pauvres, chômeurs en fin de droits, mères seules avec enfants, bénéficiaires des minima sociaux ou personnes en hébergement d'urgence. Il s'appuie sur une enquête réalisée lors de l’élection présidentielle de 2012, qui cherchait à comprendre et à mesurer l’impact de la précarité sur les rapports des individus à la politique, et sur des entretiens effectués dans des centres d’accueil de jour et lieux de distribution alimentaire à Paris, Grenoble et Bordeaux.
La lutte quotidienne pour la survie incite aux comportements individualistes, à la « débrouille » plus qu’à l’action collective. Elle suscite un profond sentiment d’injustice face aux riches, mais ne pousse pas à la révolte. Le lien avec la politique institutionnelle n’est pourtant pas rompu : les hommes et les femmes en situation de précarité suivent la campagne présidentielle, expriment des préférences, font davantage confiance à François Hollande qu’à Nicolas Sarkozy et plus à Marine le Pen qu’au candidat du Front de gauche.
Ces positions se traduisent néanmoins rarement en bulletins de vote. Faute de dispositifs leur facilitant l’accès à l’espace public, les individus en situation de précarité demeurent, la plupart du temps, inaudibles.
Céline Braconnier est professeure des Universités et directrice de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye. Nonna Mayer est directrice de recherche CNRS émérite au Centre d'études européennes (CEE) de Sciences Po.



mercredi 18 mars 2015

Andrew Boyd & Dave Oswald Mitchell, Joyeux Bordel. Tactiques, Principes et Théories pour faire la Révolution


Andrew Boyd & Dave Oswald Mitchell
Joyeux Bordel 
Tactiques, Principes et Théories pour faire la Révolution
Les Liens qui Libèrent
2015

Présentation de l'éditeur
Sur toute la planète, des millions de personnes ont pris conscience, non seulement de la nécessité d’agir pour mettre un terme aux inégalités croissantes et aux dégâts écologiques, mais aussi de la possibilité d’y parvenir en faisant appel au pouvoir de l’imagination.
Elaboré aussi bien pour les militants aguerris que pour les nouveaux activistes, Joyeux bordel est le manuel indispensable du militant moderne.  Pensé par des dizaines d'activistes du monde entier, Joyeux Bordel ! met en lumière de nouvelles voies vers un militantisme créatif, efficace et revigorant. Il est à la fois un manifeste du farceur, un mode d’emploi de l’action directe façon Greenpeace, et un manuel d’entraînement à l’organisation des masses, à la pédagogie et aux pratiques émancipatrices. Il explicite des dizaines de tactiques  – du Flash mob à l’occupation non-violente en passant par la grève de la dette ou différent canulars. Mais c’est surtout une bible qui reprend de nombreux principes et théories fondateurs de l’action militante pour concocter malicieusement ses propres actions créatives. 
Andrew Boyd est auteur, humoriste et un vétéran des campagnes créatives pour le changement social. Pendant dix ans, il a dirigé la campagne médiatique satirique "Billionaires for Bush". Il a cofondé Agit-Pop Communications, une agence de "communication au service de la subversion." Dave Oswald Mitchell est auteur, rédacteur en chef et chercheur. Très suivi sur Twitter, il s'intéresse aux médias tactiques et à l'ailleurs.  


mardi 17 mars 2015

vidéo: Yannick Bréhin, Minimal et Pop Art. Socio-esthétique des avant-gardes artistiques



par Laetitia Chalandon on Vimeo
Yannick Bréhin
Minimal et Pop Art
Socio-esthétique des avant-gardes artistiques
Éditions du Croquant
2013

Présentation de l'éditeur
L’art contemporain est un domaine d’investigation peu fréquenté par les sociologues. Quant aux historiens de l’art, ils privilégient des objets plus consacrés, évitant ainsi le risque de célébrer une expression artistique disqualifiée. L’indifférence des uns et des autres laisse ainsi le champ libre à une critique d’art « intéressée », qui ne cesse d’encenser la liberté créatrice d’une expression qui échapperait aux contraintes sociales, historiques et temporelles.
Contre ce refus d’historicisation et de contextualisation, ce livre tente de situer cette production artistique dans le cours de l’histoire de l’art et d’expliciter les conditions sociales de production des œuvres et des artistes. Il analyse les logiques esthétiques et sociales qui expliquent l’émergence des avant-gardes Pop et Minimale au cours des années 1960. Il examine la fabrique de la valeur artistique, les mécanismes de reconnaissance des artistes mais aussi la genèse des dispositions esthétiques et les logiques de prise de position des artistes dans l’espace des possibles artistiques. Déroulant le fil de l’histoire de l’art des années 1960 aux États-Unis et en Europe, il défend une socio-esthétique des avant-gardes artistiques qui associe analyse interne et externe.
Les non-spécialistes de l’art contemporain y trouveront un guide permettant de décoder un univers particulièrement hermétique. Les connaisseurs y trouveront des arguments en faveur d’une légitimation de cette création contemporaine.
Yannick Bréhin est docteur en esthétique et sciences de l’art. Il enseigne et a enseigné, notamment à l’Université de Paris 8-Saint-Denis, l’histoire des théories esthétiques et de la philosophie de l’art, l’histoire de l’art, la sociologie du marché de l’art et la sociologie des goûts et des habitudes alimentaires. 

lundi 2 mars 2015

écouter: Richard Mèmeteau, Pop culture. Réflexions sur les industries du rêve et l'invention des identités




écouter: Richard Mèmeteau, Pop culture. Réflexions sur les industries du rêve et l'invention des identités
Les Nouveaux chemins de la connaissance par Adèle Van Reeth, 02.01.2015

Richard Mèmeteau
Pop culture 
Réflexions sur les industries du rêve et l'invention des identités
Zones
2014

Présentation de l'éditeur
De Star Warsà Lady Gaga, du Seigneur des anneaux à Game of Thrones, tubes, blockbusters et best-sellers forment aujourd'hui les facettes d'une culture de masse omniprésente. Un philosophe analyse le phénomène : qu'est-ce que la « pop culture » ? Quels en sont les ressorts, mais aussi les implications existentielles ? Avant d'être un truc jeune et sexy, un graphisme quadrichromique simplifié à l'extrême ou un genre musical qui présente en quantité anormalement élevée des sons de synthétiseur, la pop est une stratégie, un calcul industriel alimenté par une seule obsession : savoir ce que veulent les masses.
La pop culture est un ogre qui ingère tout ce qu'il trouve. Mais cette logique de réappropriation l'ouvre paradoxalement aux déclassés, aux freaks et aux minorités en tout genre. Pour l'auteur, ce qui s'y joue est d'abord l'invention de nouvelles identités.
Il conduit sa réflexion à partir d'analyses fines de chansons, de films, de comics, de romans et de séries, multipliant les digressions érudites en réponse à des questions aussi essentielles que : jusqu'à quel point peut-on détester un ancien groupe indé devenu commercial ? Comment Harry Potter peut-il survivre à l'Avada Kedavra de Voldemort dans la Forêt interdite ? La catégorie de mythe fonctionne-t-elle pour la pop culture ? Par ailleurs, si Obi-Wan Kenobi est si malin, pourquoi laisse-t-il Luke Skywalker faire tout le boulot ?  
Richard Mèmeteau est professeur de philosophie, contributeur au site minorites.org, cofondateur du blog freakosophy.com, fan de comédie US, geek attardé, discuteur de théories en tout genre dans les cafés, et, depuis 2005, amoureux de Kele Okereke, le chanteur de Bloc Party.


mercredi 18 février 2015

vidéo: Jean-Pierre Cometti, présente Black Mountain College Art, démocratie, utopie (Sous la direction de Jean-Pierre Cometti et Eric Giraud)


L'Atelier de rencontres : « L’action de l’art » par Jean-Pierre Cometti, 23 octobre 2014 from École des Arts Déco - Paris on Vimeo
Black Mountain College 
Art, démocratie, utopie
Sous la direction de Jean-Pierre Cometti et Eric Giraud
P.U.Rennes
2014
Présentation de l'éditeur
Créé en 1933 par John Rice, dans le contexte de la grande dépression, le Black Mountain College a été le théâtre d'une expérience sans précédent sur le plan artistique, éducatif et politique. Le contexte intellectuel dans lequel cette expérience a vu le jour, la contribution des artistes, enseignants et étudiants, que le collège a accueillis durant plus de vingt ans, la liberté qui en a constitué le nerf, sont à la source des aspects les plus novateurs qui se sont propagés dans le champ artistique avant et après la Seconde Guerre mondiale.
Les études qui composent ce volume visent à leur donner l'attention et le relief dont ils ont été souvent privés et à mettre ainsi en lumière l'utopie fondatrice dont le Black Mountain College s'est exceptionnellement nourri. 
Jean-Pierre Cometti est professeur honoraire de l’université de Provence. Philosophe et traducteur, il a récemment publié Art et facteurs d’art, dans la collection « Æsthetica », aux Presses universitaires de Rennes.
Éric Giraud est écrivain et traducteur. Il a co-fondé la revue Issue 12345 (Poésie américaine et création contemporaine [2002-2004]). Il a récemment publié, entre autres, Kolchak, Derrière la salle de bains, 2011, et L’autobiographie des noms, Contre-mur, 2010.
Avec des contributions de Judith Delfiner, Arnaud Labelle-Rojoux, Éric Mangion, Charles Olson, Rachel Stella, Christian Tarting et Joëlle Zask.

dimanche 15 février 2015

Michel Murat, Le Surréalisme

Michel Murat
Le Surréalisme
Le Livre de Poche
2013

Présentation de l'éditeur
Une légende du surréalisme s'est assez vite créée, largement liée à la place que ses oeuvres auront faite au rêve, au merveilleux et à l'amour. Mais, des commencements quasi magiques - l'écriture automatique, puis l'écriture en état d'hypnose - jusqu'au lent recul d'après-guerre, il aura été un mouvement en évolution permanente, réévaluant constamment sa doctrine, jetant des ponts vers la politique dans l'espoir d'une révolution, étendant son emprise aux arts de la vue, et suscitant à l'étranger, enfin, d'autres surréalismes.
Ce sont tous ces aspects qu'étudie tour à tour ce livre qui ne se limite pas, comme souvent, à la description d'un bouleversement littéraire, mais propose une histoire générale où sont envisagés sa théorie, ses moyens d'action collective, tracts et revues, toute sa palette de pratiques esthétiques, et son ouverture internationale. Il ne s'agit ainsi de rien d'autre que de répondre à la question que posait André Breton lui-même : " Qu'est-ce que le surréalisme ? "
Michel Murat, né en 1950, est professeur de littérature française à l'Université Paris IV Sorbonne et directeur du département littérature et langage (LILA) à l'École normale supérieure.

samedi 7 février 2015

écouter: Alain Quemin, Les stars de l'art contemporain. Notoriété et consécration artistiques dans les arts visuels


écouter:
1)  Alain Quemin, Les stars de l'art contemporain. Notoriété et consécration artistiques dans les arts visuels , Géopolitique par Marie-France Chatin,06.07.2014
2)  Alain Quemin, Les stars de l'art contemporain. Notoriété et consécration artistiques dans les arts visuels , Géopolitique par Marie-France Chatin,06.07.2014
Alain Quemin
Les stars de l'art contemporain
Notoriété et consécration artistiques dans les arts visuels
CNRS
2013

Présentation de l'éditeur
Le monde de l’art contemporain n’échappe pas, lui non plus, à la vogue des palmarès. Bruce Nauman, Gerhard Richter, Georg Baselitz, Jeff Koons ou Damien Hirst caracolent dans le Kunstkompass, sorte de hit-parade des artistes les plus en vue. Le galeriste star Larry Gagosian ou le méga-collectionneur François Pinault, eux, ont les honneurs du Power 100, classement des personnalités les plus influentes de l’art.
Bien que souvent cités et décriés, ces nombreux palmarès sont mal connus. Sur quels critères reposent-ils et comment sont-ils construits ? Qui figure dans leurs colonnes et comment les classements évoluent-ils au fil du temps ? Comment s’élabore la réputation d’un artiste ? Toutes ces questions se posent dès que l’on s’intéresse au marché de la notoriété dans les arts visuels et à la « starisation » des artistes.
Révélant les listes et passant au crible les dizaines de palmarès, Alain Quemin soumet à son analyse les artistes et les professionnels du domaine qui « font » l’art d’aujourd’hui en créant les oeuvres… ou la cote des artistes.
Une étude sociologique passionnante sur les coulisses de la notoriété dans le monde de l’art contemporain.
Spécialiste de l’art contemporain, Alain Quemin est professeur de sociologie de l’art à l’université Paris-VIII et membre honoraire de l’Institut universitaire de France. Il est notamment l’auteur de L’Art contemporain international. Entre les institutions et le marché (2002).

samedi 31 janvier 2015

audio: Michel Lallement, L'Âge du faire: Hacking, travail, anarchie


audio: Michel Lallement, L'Âge du faire: Hacking, travail, anarchie
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 31.01.2015

Michel Lallement
L'Âge du faire
Hacking, travail, anarchie
Seuil
2015

Présentation de l'éditeur
De nouveaux lieux de conception, de production et de collaboration voient aujourd’hui le jour un peu partout dans le monde. Équipés de machines industrielles comme des plus récents équipements informatiques, les hackers inventent un nouveau modèle d’activité : le faire (make). À distance des exigences imposées par le marché et les grandes organisations bureaucratiques, les membres des hackerspaces et autres laboratoires de fabrication font du travail une fin en elle-même, sans que quiconque n’impose d’objectifs, de délais, de contraintes… Juste l’envie de faire pour soi.
Fruit d’une enquête ethnographique menée dans la région de San Francisco, là où les chantres de la contre-culture libertaire côtoient les entrepreneurs de la Silicon Valley, ce livre plonge au cœur du mouvement faire. Il en décrit les origines historiques ainsi que ses multiples impacts sur l’économie et la société. Michel Lallement a partagé la vie des hackers, les a regardé inventer, bidouiller et s’organiser au quotidien dans des communautés frottées, pour certaines d’entre elles, aux principes de l’anarchisme. Il les a fait raconter et expliquer leurs vie, leurs choix, leurs idées.
En expérimentant une utopie concrète, les hackers font plus qu’imaginer une autre manière de travailler. C’est une nouvelle grammaire du vivre ensemble que, sous nos yeux, ils sont en train de composer.

Michel Lallement est professeur du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), titulaire de la chaire d’Analyse sociologique du travail, de l’emploi et des organisations et membre du Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (CNRS). Il est l’auteur de nombreux ouvrages de sociologie du travail.