samedi 29 juin 2013

video: Réincarner l’autogestion, avec Irène Pereira et Frank Georgi

"Réincarner l’autogestion"


Huitième séance, le 9 avril 2013, de la saison 2012-2013 du Séminaire mensuel de la Fondation Copernic, "PENSÉES ET PRATIQUES D’ÉMANCIPATION", en partenariat avec la revue Mouvements et avec le soutien du programme ANR UTOPIES19






  • Frank GEORGI, maître de conférences en histoire à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, au Centre d’histoire sociale du XXe siècle ; spécialiste de l’histoire du syndicalisme, des mouvements sociaux, des socialismes et des gauches alternatives, il a publié notamment L’Invention de la CFDT 1957-1970, Syndicalisme, catholicisme et politique dans la France de l’expansion (Ed. de l’Atelier/CNRS éd., 1995) et a dirigé le volume collectif Autogestion. La dernière utopie ? (Publications de la Sorbonne, 2003).







  • Irène PEREIRA, diplômée en philosophie et docteure en sociologie, chercheuse associée au GSPM/EHESS et présidente de l’IRESMO ; elle est l’auteure de plusieurs ouvrages sur le syndicalisme et les mouvements sociaux, parmi lesquels Peut-on être radical et pragmatique ?, Textuel, 2009, Les Grammaires de la contestation, La Découverte, 2010.

  • (Source: Fondation Copernic)

    jeudi 27 juin 2013

    video: Quand l'Europe sauve ses banques, qui paye ?

    50 milliards d'euros en Grèce, 70 milliards en Irlande, 40 milliards en Espagne : au sein de la zone euro, les États se sont vus contraints, moyennant des sommes astronomiques, de venir en aide aux banques pour compenser les pertes subies suite à des prêts pourris. 
    Mais qui sont les véritables bénéficiaires de telles opérations ? C’est en posant cette question très simple qu’Harald Schumann, essayiste en économie et brillant journaliste, sillonne l’Europe. Et obtient des réponses pour le moins sidérantes. Car ceux qui ont été "sauvés" ne se trouvent pas dans les pays en détresse, mais surtout en Allemagne et en France. En effet, une part importante des sommes débloquées finit dans les caisses des créanciers de ces banques sauvées. Et ce contrairement aux règles de l’économie de marché. Qui encaisse l’argent ? Documentaire (52 mn.)

    mercredi 26 juin 2013

    video: Notre Monde, un film de Thomas Lacoste

    Rassemblant plus de 35 intervenants, philosophes, sociologues, économistes, magistrats, médecins, universitaires et écrivains, Notre Monde propose un espace d’expression pour travailler, comme nous y enjoint Jean–Luc Nancy à « une pensée commune ». 
    Plus encore qu’un libre espace de parole, Notre Monde s’appuie sur un ensemble foisonnant de propositions concrètes pour agir comme un rappel essentiel, individuel et collectif : « faites de la politique » et de préférence autrement. 
    Thomas Lacoste, initiateur de L’Autre Campagne parallèle à la campagne présidentielle de 2007, auteur des entretiens Penser critique, kit de survie éthique et politique pour situations de crise(s) (47 films, 24h, éditions Montparnasse, 2012), nous offre ici une grande respiration, comme un temps de pause, face au rythme haletant de la vie politique. 
    video: Notre Monde, un film de Thomas Lacoste
     mars 2013

    vendredi 21 juin 2013

    video: Hollande, DSK, etc. film de Julien Brygo, Pierre Carles, Nina Faure, Aurore Van Opstal

    Hollande, Dsk, Etc...


    Hollande, Dsk, Etc...
    Une enquête de Julien Brygo, Pierre Carles, Nina Faure et Aurore Van Opstal
    Avec la participation de Alain Accardo, Gilles Balbastre, Laurent Bonelli, Alain Garrigou, François Ruffin
    Arapede Productions
    2012

    video: Hollande, DSK, etc.

    jeudi 20 juin 2013

    en ligne: La Nouvelle Revue du Travail



    "La Nouvelle Revue du Travail  s’intéresse au travail à l’échelle internationale ; elle encourage le bilinguisme en diffusant des articles publiés dans une des grandes langues internationales et en français."


     

    mercredi 19 juin 2013

    video: En soutien au peuple grec au Châtelet, 18 juin 2013


    • Thomais Papaïoannou, correspondante de l’ERT
    • Elise Lucet, journaliste à France2
    • Ariane Mnouchkine, Théâtre du Soleil
    • Jean-Paul Philippot, président de l’Union européenne de radiodiffusion
    • Olivier Schrameck, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA)
    • Anne Dimitriadis, pour l’Appel des écrivains franco-grecs
    • Statis Kouvélakis, chercheur, professeur en philosophie politique
    • Vicky Skoumbi, rédactrice en chef de la revue de la revue αληthεια (Athènes)
    • Panos Angelopoulos, Collectif de solidarité des Grecs à Paris
    • Sophie Zafari, pour le collectif français de l’Altersommet d’Athènes
    • Pierre Larrouturou, pour le Collectif Roosevelt2012
    La soirée était animée par Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), et Edwy Plenel, pour Mediapart. Entourés de tous les partenaires de cet événement (L’Humanité, Marianne, Les Inrockuptibles, Regards, Politis, Témoignage Chrétien ainsi que les associations Attac et Roosevelt2012), lancement d'un Appel citoyen pour l’Europe de la culture et de la liberté d’information.
    Des musiciens grecs ont donné un concert pour terminer la soirée : Katerina Fotinaki, compositrice chanteuse et musicienne, avec Stamos Semsis, premier alto de l’Orchestre national de l’ERT, et Orestis Kalabalikis, guitariste.
    mardi 18 juin 2013 au Théâtre du Châtelet, à Paris.

    lundi 17 juin 2013

    écouter: Yves Gonzalez-Quijano, Arabités numériques. Le printemps du web arabe

    écouter: Yves Gonzalez-Quijano, Arabités numériques. Le printemps du web arabe
    Les Enjeux internationaux, 26.10.2012
    Yves Gonzalez-Quijano
    Arabités numériques
    Le printemps du web arabe
    Sindbad
    2012

    Présentation de l'éditeur
    Qui sont ces jeunes gens et ces jeunes filles descendus dans les rues du monde arabe pour crier leur colère et leur soif de changement, armés de leur laptop et de leur seul courage ? Observateur attentif des mutations des sociétés arabes actuelles dont il tient depuis des années la chronique régulière sur son blog, Yves Gonzalez-Quijano revient sur les combats des militants qui ont inventé le cyberactivisme arabe, en Tunisie, à Bahreïn, en Égypte...
    Faut-il faire de Facebook ou de Twitter la clé des bouleversements politiques ? Oui, disent les cyberoptimistes, pour qui l’inimaginable est advenu, grâce aux messages des réseaux sociaux et aux images des téléphones portables. Non, leur répondent des voix plus pessimistes, pour qui le pouvoir libérateur des nouvelles technologies est une hypothèse qui résiste mal à l’examen des faits– et aux dures réalités des lendemains de la révolution.
    Avec ces “journées de légende”, une page de l’Histoire de la région se referme, conclut l’auteur. Mais c’est surtout un nouveau chapitre qui s’ouvre pour la jeunesse arabe : jetée sans crainte dans la “société en conversation” qu’a créée la Toile universelle, elle y forge son propre langage pour inventer une nouvelle manière d’être arabe, les “arabités numériques” de demain. 
    Yves Gonzalez-Quijano est maître de conférence en littérature arabe à l’université de Lyon II et chercheur à l’Institut français du Proche-Orient. Il a traduit un certain nombre d’auteurs arabes en français, notamment Mahmoud Darwich, Hanan El-Cheikh et Sonallah Ibrahim. Depuis de nombreuses années, il anime sur Internet un blog dédié à la culture et aux politiques arabes : www.cpa.hypotheses.org.

    dimanche 16 juin 2013

    en live video et texte: Mouvement social en Turquie


    information en direct:

    video:  livestream sur DHA YAYINI


    texte:   live ci-dessous:




    Pétition: Non au retour de la dictature en Grèce !


    Pétition: Non au retour de la dictature en Grèce !

    Nous, citoyens d’Europe et d’ailleurs, appelons tous nos concitoyens à soutenir la grève générale des travailleurs et des journalistes grecs.

    samedi 15 juin 2013

    vendredi 14 juin 2013

    Appel unitaire pour le 23 juin : Le fascisme tue. Ensemble, combattons-le !


    sur le blog d'Annick Coupé: Appel unitaire pour le 23 juin : Le fascisme tue. Ensemble, combattons-le !

    Appel unitaire pour le 23 juin : Le fascisme tue. Ensemble, combattons-le !
    Le 5 juin, des militants d’extrême-droite ont tué Clément Méric, syndicaliste étudiant et militant antifasciste. Ce meurtre nous indigne et nous révolte ; il s’inscrit dans la suite de très nombreuses agressions commises par des groupes d’extrême-droite ces derniers mois. La situation exige des actes forts, permettant de mettre un coup d’arrêt à la propagation de ces idées et pratiques nauséabondes.
    Dans le respect de leurs différences, les organisations soussignées appellent à s’unir pour rendre hommage à Clément et pour éliminer la haine fasciste.
    Confortés par des partis qui reprennent des propos et des pratiques de l'extrême droite, les groupes fascistes refont surface. Les dernières actions contre le mariage pour tous et toutes ont été l'occasion pour eux d'être mis sur le devant de la scène. Nous dénonçons la banalisation du FN et de ses idées xénophobes et racistes.
    L'exclusion, le rejet de l'autre, la fermeture des frontières, la désignation de boucs émissaires, la dénonciation de l'immigration comme responsable de tous les maux sont des attitudes qui, l'histoire en témoigne, conduisent au pire. L’Etat entretient un climat délétère en organisant des expulsions massives qui participent à la stigmatisation des immigré-es et des Roms. Au contraire, il est nécessaire d’agir avec détermination contre les commandos fascistes.
    Odieux et inacceptable en lui-même, le meurtre de Clément dépasse le drame individuel. Agressions contre les lesbiennes, bi-es, gays et les personnes trans, contre les immigré-es et les personnes issu-es de l'immigration, les musulman-es, actes antisémites, violences envers des militant-es antifascistes et des organisations progressistes, se sont multipliées dans toute la France comme à travers toute l'Europe. Le mensonge, la haine, la violence, la mort, voilà ce que porte l’extrême-droite, de tout temps et en tous lieux.
    Ce n’est pas une question morale ; le fascisme se nourrit des peurs face à l’avenir : 5 millions de chômeurs et chômeuses, 8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, 3,5 millions de mal logé-es, accroissement de la précarité, conditions de travail dégradées, licenciements, fermetures d’entreprises...  Face à l’explosion des inégalités et aux politiques d’austérité, il faut reconstruire l’espoir collectif en une société plus juste. La question de la répartition des richesses que nous produisons est fondamentale. L’extrême-droite est à l’opposé de ces valeurs.
    Utiliser la mort de Clément serait méprisable. A contrario, c’est honorer sa mémoire que de dire publiquement et ensemble ses engagements syndicaux et antifascistes, et de poursuivre encore plus nombreux-euses et déterminés-es ses combats pour la liberté et une autre société.
    Unité contre le fascisme et l’extrême-droite !
    Manifestation à Paris, dimanche 23 juin à 15h
    Des manifestations seront aussi organisées en commun dans d’autres villes.
    Nos organisations se réuniront de nouveau après la manifestation : éradiquer la menace fasciste nécessite un travail dans la durée et l’organisation de collectifs locaux. Nos organisations sont différentes, mais elles ont un point commun essentiel : le refus de l’intolérance, du nationalisme, de la haine, et de l’exclusion ; tout le contraire de ce que veut imposer l’extrême-droite !
    Le fascisme et l’extrême-droite ne sont pas des courants politiques avec lesquels on dialogue ou on compose. Leur système est basé sur la violence physique, la haine, l’asservissement des peuples.
    Premiers signataires (au 13 juin) :
    AC !, Act Up Paris, Action antifasciste Paris Banlieue, Alternative Libertaire, APEIS, ATTAC France, CADAC, CEDETIM/IPAM, CGT Educ’action Versailles, CGT Educ’action Créteil, CNDF, CNT, Collectif Antifasciste Paris Banlieue, Collectif CIVG Tenon, CONEX (Coordination nationale contre l’extrême droite), Collectif de Saint Denis contre le FN et l’extrême droite, Confédération paysanne, Convergence et Alternative, DAL, DIDF, EELV, FA, FASE, FASTI , Fédération Anarchiste, FIDL, FSU, Fondation Copernic, Gauche Anticapitaliste, Gauche Unitaire, GISTI, Jeudi Noir, Justice et Libertés, L’appel et la pioche, La Horde, La LMDE, Les Alternatifs, Lesbian and Gay Pride Lyon, Les Debunkers, Marche Mondiale des femmes, Marches européennes contre le chômage, MRAP, Mémorial 98, MJCF, MNCP, M’PEP, NPA, PCF, PCOF, PG, Pink Bloc Paris, Ras l’Front Marne-la-Vallée, Ras l’Front 38, République et Socialisme, Réseau pour un avenir sans fascisme, SGEN-CFDT Académie de Versailles, SLU (Sauvons l’université), SNESUP-FSU, Solidaires Etudiant-Es, SOS Racisme, Sortir du colonialisme, Syndicat des avocats de France, Syndicat de la magistrature, UNEF, Union syndicale Solidaires, UNSP, VISA (Vigilance et initiatives syndicales antifascistes)…




    mercredi 12 juin 2013

    video: Cash investigation, "Le scandale de l'évasion fiscale : révélations sur les milliards qui nous manquent"


    Cash investigation, "Le scandale de l'évasion fiscale : révélations sur les milliards qui nous manquent"
    France 2, 11.06.2013

    Cash investigation

    Présenté par : Elise Lucet
    L'émission : Les journalistes Valentine Oberti et Wandrille Lanos ont obtenu le témoignage d'Hervé Falciani, l'ex-informaticien de la banque HSBC Genève qui avait quitté l'établissement en 2008, emportant avec lui la liste des clients. Trois disques durs remplis de noms, d'adresses et de numéros de comptes révélant l'identité de tous ceux qui fraudent le fisc en cachant leurs avoirs en Suisse. Menacé de mort et placé sous la protection de la police, l'homme livre sa vérité sur l'évasion fiscale. Accusé de vol de données par la justice suisse, il avait choisi de partager la liste avec les services fiscaux de Bercy. Mais certains acteurs du dossier accusent le gouvernement français d'avoir fait entrave au bon déroulement de l'enquête. Cash investigation revient aussi sur le cas des entreprises «fraudeuses» implantées en France.



     

    dimanche 9 juin 2013

    Non au projet d’accord de libre-échange transatlantique (UE/États-Unis)


    lire:

    Exclusif. Humanite.fr publie les bases de travail pour l’accord de libre-échange transatlantique


    L’objectif ultime des libéraux de droite et de gauche : une Europe euro-américaine.
    par Raoul Marc JENNAR

    Les dessous de l’accord transatlantique en négociation



    Perry Anderson, Le Nouveau Vieux monde. Sur le destin d’un auxiliaire de l’ordre américain

    Perry Anderson
    Le Nouveau Vieux monde
    Sur le destin d’un auxiliaire de l’ordre américain
    Traduit de l’anglais par Cécile Arnaud
    Agone
    2011

    Avant-propos
     
    Présentation de l'éditeur
    Dans le contexte de la montée générale du néolibéralisme, l'autosatisfaction des élites européennes et de leurs porte-parole accompagne le mépris des populations. A ce niveau, l'absence d'un réel clivage politique empêche l'émergence d'une véritable sphère publique en Europe. La bonne conscience entretient les illusions, comme celle d'une autonomie vis-à-vis des Etats-Unis. Entre la réalité d'un régime politique produisant des effets plus ou moins uniformes sur l'ensemble de son territoire et l'intensité incomparablement supérieure de la vie interne de chacune des nations qui la composent, l'Europe ressemble beaucoup à un objet impossible. 
    Ce livre veut contribuer à rompre le concert d'échos médiatiques qu'est aujourd'hui l'Union européenne pour en faire un objet de véritables choix politiques. L'historien britannique Perry Anderson rassemble ici quinze ans d'observations et de réflexions pour retrouver le fil rompu des grands penseurs politiques de l'Europe. Alternant les points de vue généraux sur l'organisation du continent et sur les réalités nationales, il envisage aussi bien la question des origines historiques que les enjeux les plus actuels - comme l'élargissement vers l'Orient. 
    Une partie du chapitre consacré à la France est déjà parue sous le titre La Pensée tiède (2005), ici actualisée et replacée au sein d'une réflexion globale sur place de la vieille Europe dans le nouvel ordre mondial.

    vendredi 7 juin 2013

    en ligne: entretiens avec Gérard Mauger, auteur de L’Émeute de novembre 2005 Une révolte protopolitique

     entretiens avec Gérard Mauger, auteur de  L’Émeute de novembre 2005. Une révolte protopolitique:

    Consulter « Cette révolte exprimait une indignation collective » Jean Birnbaum Le Monde des livres, 16/02/2007 
    Consulter Cités, le « face-à-face permanent » Jacky Durand Libération, 13/02/2007
    Consulter L’émeute de novembre 2005 : Une révolte en quête de politisation Roland Pfefferkorn La Marseillaise, 05/11/2006



    Gérard Mauger 
    L’Émeute de novembre 2005 
    Une révolte protopolitique 
    éditions du Croquant
    2006

    Présentation de l'éditeur
    Novembre 2005 : parallèlement à l’émeute où s’affrontent « jeunes des cités » et policiers, se déroule une « émeute de papier » où se confrontent représentations hostiles ou favorables aux émeutiers : reportages et éditoriaux des journalistes, déclarations des hommes politiques, interprétations contradictoires des intellectuels. Cette émeute de papier fait évidemment partie de l’émeute.
    Pour rendre compte de l’événement, il s’agit donc d’établir à la fois une version contrôlée des faits – ce qui s’est passé dans les banlieues –, un répertoire raisonné des prises de position – ce qui s’est passé sur les scènes médiatique, politique, intellectuelle –, et de confronter les interprétations proposées aux faits établis.
    Si l’on renonce à des énoncés plus proches de l’exhortation ou de la dénonciation que de la description, force est de constater qu’au regard du répertoire d’action politique institutionnalisé, l’émeute de novembre 2005 s’apparente évidemment plus à une révolte « protopolitique » qu’à un mouvement social organisé. 
    Gérard Mauger est sociologue, directeur de recherches au CNRS et directeur adjoint du Centre de sociologie européenne (CNRS-EHESS). Il est membre de l’association Raisons d’agir. Ses recherches ont porté sur la jeunesse, la déviance, les pratiques culturelles et les intellectuels. Auteurs de nombreux ouvrages, il a notamment dirigé Lire les sciences. Vol. 4 / 1997–2004 (Maison des sciences de l’homme, 2004) et Rencontres avec Pierre Bourdieu (Éd. du Croquant, 2005). 


    jeudi 6 juin 2013

    Rassemblement: en mémoire de Clément qui a été battu à mort par des membres de l’extrême droite, Quimper, place Saint-Corentin, 18h30

    Rassemblements un peu partout en France en mémoire de Clément, syndicaliste à Solidaires Etudiant-e-s et militant à l’Action Antifasciste Paris-Banlieue qui a été battu à mort par des membres de l’extrême droite.
    Quimper, place Saint-Corentin, 18h30

    video: Catherine Colliot-Thélène, La démocratie à l’épreuve de la globalisation

    video:
    Catherine Colliot-Thélène, Professeur de philosophie, Université de Rennes
    La démocratie à l’épreuve de la globalisation 1/2
    La démocratie à l’épreuve de la globalisation 2/2

    Séminaire 2012-2013, La démocratie cosmopolitique : Recherches et débats
    Collège de France, 13.02.2013

    Catherine Colliot-Thélène 
    La démocratie sans « demos » 
    PUF
    2011

    Présentation de l'éditeur
    Penser la démocratie sans demos implique de dénouer le lien solidement établi au XIXe siècle entre les concepts de démocratie et de souveraineté du peuple. Cela, la mondialisation contemporaine ne cesse de nous y inciter. Le procès continu de démocratisation de l’État moderne a été rendu possible par l’individualisation du sujet de droit, elle-même résultat de la destruction des droits particuliers des sociétés d’Ancien Régime par l’action centralisatrice d’un pouvoir de type territorial. Mais en s’imposant comme la seule instance garante des droits, l’État moderne a aussi nationalisé la citoyenneté. Or, il est certain qu’aujourd’hui, l’érosion du monopole juridique et judiciaire de l’État s’accompagne d’une multiplication et d’une hétérogénéité croissante des pouvoirs auxquels les individus peuvent et doivent s’adresser pour obtenir la reconnaissance et la garantie des droits qu’ils revendiquent.
    Cette situation nous fait obligation de dénationaliser la citoyenneté sans sacrifier pour autant cette forme spécifique de subjectivité politique qu’est l’individu sujet de droits, sans renoncer par conséquent aux ressources émancipatrices dont cette figure du sujet politique a fait la preuve au cours des deux derniers siècles. 
    Catherine Colliot-Thélène, née en 1950, ancienne élève de l’École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses, agrégée de philosophie, est professeur à l’Université Rennes I et membre senior de l’Institut universitaire de France. Elle a été chercheur invité au Hamburger Institut für Sozialforschung en 2008. Elle a notamment publié Le désenchantement de l’État. De Hegel à Max Weber (1992), Études wébériennes. Rationalités, histoires, droits (2001), La sociologie de Max Weber (2006).

    mercredi 5 juin 2013

    La protestation étudiante. Le mouvement du printemps 2006

    La protestation étudiante
    Le mouvement du printemps 2006
    Sous la direction de Bertrand Geay
    Raisons d'agir
    2009

    Présentation de l'éditeur
    Au printemps 2006, une mobilisation étudiante et lycéenne de grande ampleur, au centre d'un mouvement interprofessionnel réunissant la quasi-totalité des grandes organisations syndicales, conduisait au retrait du « contrat première embauche » (CPE). Cette victoire marquait une rupture après des années de reculs sur le terrain de la défense de l'Etat social et permettait d’espérer en la reprise du « mouvement social ».
    Cette mobilisation de la jeunesse scolarisée a surpris et démenti la représentation commune d'une jeunesse « dépolitisée » et repliée sur elle-même. Surgissait au contraire une génération intéressée aux questions sociales et économiques, préoccupée de son avenir, et soucieuse de la conduite des choses politiques.
    Produit d'une recherche collective, cet ouvrage dissèque de l’intérieur le déroulement de cette mobilisation en s’appuyant sur un dispositif d’enquêtes multiples, à la fois monographique et statistique, local et national. La décomposition analytique de ce qui apparaît comme une sorte de « fait social total » devient possible : toute une série d'aspects traités le plus souvent de façon séparée peuvent être saisis dans leur logique d’ensemble, et l’on est en mesure de comprendre ce qui conduit d'ordinaire la jeunesse scolarisée à supporter le sort qui lui est fait ou, dans certaines circonstances, à ne plus l'accepter.
    Ces analyses se révèlent précieuses pour comprendre la crise du système scolaire et universitaire, ainsi que les mouvements qui sont en train de se développer face à des réformes actuelles.

    mardi 4 juin 2013

    Marcello Tarì, Autonomie ! Italie, les années 1970


    Marcello Tarì
    Autonomie ! 
    Italie, les années 1970
    Traduit par Étienne Dobenesque
    La Fabrique
    2011

    Présentation de l'éditeur
    Dans le numéro de mars 1973 de Rosso, le journal du groupe Gramsci de Milan, les ouvriers des ateliers Mirafiori (Fiat) à Turin racontent que « tout commence le jour où ils font une assemblée sans les bonzes du syndicat ». Les défilés dans les usines vont bientôt se faire avec de jeunes ouvriers à leur tête, le visage masqué par un foulard rouge, qui punissent les chefs, les gardiens, les jaunes et les indics, cassent les machines, sabotent les produits finis.
    C’est le début d’une période où le langage, les comportements politiques, les formes de vie même sont bouleversés par le mouvement autonome, du nord au sud de l’Italie.
    Les relations entre l’Autonomie et les autres mouvements de l’extrême gauche italienne – de Potere Operaio à Lotta Continua, de Lotta Communista au Manifesto – sont expliquées dans la théorie et dans l’action. Comme les grands moments de l’Autonomie – un communisme « impur, qui réunit Marx et l’antipsychiatrie, la Commune de Paris et la contre-culture américaine, le dadaïsme et l’insurrectionnalisme, l’opéraïsme et le féminisme ».
    Autonomie ne fut jamais, écrit Tarì, le nom d’une organisation : il faudrait toujours se référer aux autonomies, celles des ouvriers, des étudiants, des femmes, des homosexuels, des prisonniers, des enfants, « de quiconque aurait choisi la voie de la lutte contre le travail et contre l’État, de la sécession avec le fantasme de la société civile et de la subversion de la vie ensemble avec d’autres. »
    Et si le mouvement finit par succomber sous les forces conjuguées de la machine étatique et du Parti communiste, son histoire est celle d’une aventure révolutionnaire dont l’incandescence est plus que jamais actuelle.
    Marcello Tarì
    Marcello Tarì est chercheur indépendant, spécialisé dans l’histoire de l’Italie des années 1970. Il a récemment publié Movimenti dell’Ingovernabile. Dai controvertici alle lotte metropolitane (2007) et a contribué à Gli autonomi. Le teorie, le lotte, la storia (2007).