samedi 4 juin 2016

écoutez: Cédric Moreau de Bellaing, Force publique. Une sociologie de l'institution policière


écoutez: Cédric Moreau de Bellaing, Force publique. Une sociologie de l'institution policière
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 04.06.2016
Cédric Moreau de Bellaing
Force publique 
Une sociologie de l'institution policière
Economica
Etudes sociologiques
2015

Présentation de l'éditeur
Corruption, abus de pouvoir, usage excessif de la force : les déviances policières défraient régulièrement la chronique. Comment sont-elles traitées par les services disciplinaires de la police nationale ? Eux-mêmes policiers, les enquêteurs qui composent la « police des polices » font-ils preuve de complaisance vis-à-vis de leurs collègues ? Comment comprendre, sinon, que les violences soient si peu sanctionnées au regard d’autres types de dévoiements de la fonction policière ?
Cet ouvrage explore ces questions et, plus généralement, celle des contours de la discipline policière à partir de deux terrains : une école de gardiens de la paix et un service dédié à l’investigation de plaintes déposées contre des fonctionnaires de la force publique. Dans la première, où l’on apprend aux élèves gardiens de la paix les principes pratiques de leur future activité, comme dans le second, dont les enquêtes disciplinaires constituent un rappel à ces principes pratiques, s’explicite le rapport que les policiers entretiennent à l’autorité et au droit. Ce livre permet ainsi de comprendre pourquoi l’usage illégitime de la violence n’est pas constitué en problème par ces instances de la police nationale, tandis que d’autres types de déviances policières, moins spectaculaires mais conçues comme des atteintes potentiellement graves à la pérennité de l’institution, se voient davantage sanctionnées. Ce faisant, ce livre éclaire ce à quoi tiennent les policiers et propose un retour sur l’articulation entre police, discipline et droit.

Cédric Moreau de Bellaing est maître de conférences à l’École normale supérieure – Paris et membre du Laboratoire interdisciplinaire d’études sur les réflexivités (IMM/EHESS-CNRS).



vendredi 3 juin 2016

écouter: Julien Talpin, Community organizing. De l’émeute à l’alliance des classes populaires aux États-Unis



écouter:  
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 08.05.2016
Julien Talpin
Community organizing
De l’émeute à l’alliance des classes populaires aux États-Unis
Raisons d'agir
Cours & Travaux
2016

Présentation de l'éditeur
Avril 1992 : Los Angeles connait des émeutes d’une ampleur inégalée, après l’acquittement des policiers qui avaient passé à tabac Rodney King. Vingt ans plus tard l’Amérique fait l’expérience de nouveaux soulèvements, à Ferguson et Baltimore, contre les violences policières, le racisme et l’injustice. Ces protestations ne sont pas les seules réactions des fractions dominées de la population étasunienne. À Los Angeles notamment, des associations ont su rassembler celles et ceux qui voulaient améliorer les conditions d’habitat, de travail, d’existence des résidents des quartiers populaires. Ces organisations donnent à voir comment déployer le pouvoir d’agir des dominés pour améliorer leur quotidien et œuvrer au changement social. Elles incarnent des contre-pouvoirs autonomes qui rappellent les élus à leurs promesses et promeuvent des politiques progressistes. À partir du cas étasunien et des essais d’acclimatation du community organizing en France, l’auteur identifie des pistes pour renouveler le militantisme dans les quartiers populaires.
Julien Talpin est chercheur en science politique au CNRS (CERAPS/ Université de Lille) et co-rédacteur en chef de la revue Participations. Ses travaux portent sur l’engagement dans les quartiers populaires en France et aux Etats-Unis. Il a récemment publié Lutte urbaine, Participation et démocratie d’interpellation à l’Alma-Gare, avec Paula Cossart (Le Croquant, 2015).

jeudi 5 mai 2016

Association Robin des Bois, Atlas de la France toxique

Association Robin des Bois
Atlas de la France toxique
Arthaud
2016

Présentation de l'éditeur
Amiante, Déchets de guerre, marées noires, radioactivités, PCB, Pesticides, perchlorates…. Les pollutions et les risques qui menacent la santé, l’environnement et la biodiversité sont multiples, souvent minorés et parfois même ignorés. Région par région, département par département et dans les plus grandes villes de France, ce document fondé sur des recherches historiques et les dernières actualités informe, éclabousse et alerte. Cet inventaire inédit explore la France métropolitaine, la Corse, les Antilles, la Guyane et la Nouvelle-Calédonie. 

jeudi 14 avril 2016

vidéo: David Graeber et Frédéric Lordon, « Nuit Debout : Occupy République ? »

« Nuit Debout : Occupy République ? »

 David Graeber et Frédéric Lordon

Soirée débat organisée par Attac France le 12 avril 2016
Bourse du travail , 3 rue du Chateau, 75010 Paris
Avec :
  • David Graeber (anthropologue, activiste d’Occupy Wall Street, auteur de Dette. 5000 ans d’histoire)
  • Frédéric Lordon (économiste et philosophe, auteur de Imperium).

 

lundi 4 avril 2016

écouter: Jean-Baptiste Comby, La question climatique. Genèse et dépolitisation d'un problème public


écouter: Jean-Baptiste Comby, La question climatique. Genèse et dépolitisation d'un problème public 
Babylone par Nancy Ypsilantis, 29.03.2016

Jean-Baptiste Comby
La question climatique
Genèse et dépolitisation d'un problème public 
Raisons d'agir
Cours & Travaux 
2015

Présentation de l'éditeur
Au cours des années 2000, la montée en puissance de la question climatique dans les médias généralistes français, en rendant plus évidents les dégâts environnementaux provoqués par le capitalisme, aurait pu conduire à interroger l’emprise des rationalités marchandes sur l’organisation des sociétés. Revenant sur la genèse et le déroulement ordinaire de ce débat public, ce livre montre comment s’est au contraire imposée une vision dépolitisée de la question climatique.
Pour attirer l’attention des journalistes, les défenseurs conventionnels de cette cause doivent en livrer une version consensuelle propre à satisfaire les verdicts du « plus grand nombre ». Ils développent alors une entreprise de moralisation des individus ce qui, du même coup, met à l’abri de la critique les logiques économiques et politiques engendrant la catastrophe écologique en cours. Et ce d’autant plus que les prescriptions « éco-citoyennes » occultent le coût environnemental plus élevé des styles de vie socialement valorisés, permettant ainsi aux plus favorisés de faire valoir leur bonne volonté écologique sans avoir à questionner leurs aspirations consuméristes.
Loin d’être neutre, la dépolitisation des enjeux climatiques conforte une organisation sociale hautement inégalitaire et écologiquement dévastatrice. C’est donc à une sociologie des mécanismes concourant à la préservation de l’ordre établi que contribue l’enquête présentée dans ce livre. Ce faisant, elle ouvre des pistes pour penser autrement, et au-delà du seul cas français, une transformation sociale et écologique des « sociétés de marché ».
Jean-Baptiste Comby est sociologue, chercheur au Centre d’Analyse et de Recherche Interdisciplinaire sur les Médias (CARISM) ainsi qu’au Centre Nantais de Sociologie (CENS) et maître de conférences à l’Institut Français de Presse de l’Université Paris 2.

samedi 26 mars 2016

vidéo: Philippe Askenazy, Tous rentiers ! Pour une autre répartition des richesses

Philippe Askenazy
Tous rentiers ! 
Pour une autre répartition des richesses 
Odile Jacob
2016

Présentation de l'éditeur
Comment réduire les inégalités et mieux répartir les revenus ? Comment faire pour que chacun récupère sa « part de rente » ?
Dans ce livre, Philippe Askenazy nous le démontre : la distribution actuelle des richesses est loin d’être naturelle ; elle résulte de l’explosion des rentes et de leur captation par les acteurs les mieux dotés du jeu économique. Sous couvert de démocratiser la propriété (« tous propriétaires »), on a laissé quelques entreprises – et derrière elles des individus – s’emparer de nos données (« tout propriété »). Dans cette course à la rente, nous dit-il, le monde du travail est le grand perdant : tandis que de nombreux emplois alimentent les rentes capitalistiques par un surcroît de productivité, ils sont stigmatisés comme improductifs et leurs rémunérations stagnent.
Au-delà de l’affaiblissement nécessaire du « tout propriété », Philippe Askenazy invite le monde du travail à se remobiliser. Car, contrairement aux idées reçues, ce dernier n’est ni éclaté ni amorphe. Et à l’heure où le capitalisme s’enfonce dans une crise déflationniste, réhabiliter ceux qui portent la croissance par leurs efforts est tout simplement un impératif de survie.
Un livre économique très fort, mais aussi un livre de combat pour tenter de répartir plus équitablement les richesses.

Philippe Askenazy est directeur de recherche au CNRS-École d’économie de Paris et professeur à l’École normale supérieure. Auteur de nombreux ouvrages sur l’économie et le travail, il est l’un des initiateurs des Économistes atterrés.